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Bilan de santé organisationnelle

Résultats de la consultation auprès du personnel

Au printemps dernier, 1534 membres du personnel ont participé, en toute confidentialité, à l'évaluation de la santé organisationnelle de l'Université de Sherbrooke au moyen d'un questionnaire en ligne. « Sur la base des résultats obtenus, l'opération est réussie, et aux yeux d'une majorité de répondants, l'Université demeure un endroit où il fait bon travailler », estime le vice-recteur à la communauté universitaire, Jean Desclos.

« De façon globale, bien qu'il y ait place à amélioration pour certains aspects, les résultats sont effectivement encourageants », poursuit Isabelle Madore, conseillère en gestion et coordonnatrice du projet. Rappelons que cette étude, qui est le fruit d'une démarche proposée par le Syndicat des employées et employés de soutien, avait comme objectif premier de mesurer l'état de bien-être du personnel, tout en identifiant les facteurs organisationnels susceptibles d'expliquer cet état.

Le bien-être et la santé psychologique

Tout d'abord, une majorité de répondants estiment travailler dans un milieu caractérisé par un climat relationnel agréable et dans un environnement physique adéquat. Aussi, très peu de répondants ont indiqué envisager la possibilité de quitter l'institution.

Même si l'ensemble du personnel considère que l'UdeS dispose de services adéquats pour aider les personnes présentant des problèmes de santé psychologique, une majorité des répondants ont une perception plutôt mitigée quant à leur propre capacité d'aider une personne en détresse psychologique. Ils ont cette même perception par rapport à la capacité d'intervention des autres employés et de leurs supérieurs.

De plus, une forte majorité de répondants ont indiqué n'avoir pratiquement jamais observé de comportements de violence psychologique ou d'abus de pouvoir et n'avoir jamais vécu d'actes de harcèlement au sein de leur milieu. « Il ressort que les comportements de harcèlement les plus fréquents à l'Université sont tout de même assez rares. Ils se présentent sous forme de violence mineure (parler dans le dos d'une personne, être bête, cacher de l'information, ignorer, etc.) et sont néanmoins caractéristiques des milieux qui vont relativement bien », mentionne le professeur François Courcy, coresponsable du projet et chercheur sur la violence au travail au Département de psychologie.

Le travail et la reconnaissance

Une grande majorité des répondants disent occuper un emploi qui est signifiant pour eux et dans lequel ils ont suffisamment d'autonomie. Aussi, ils estiment posséder toutes les compétences requises pour effectuer un travail de qualité. Toutefois, un peu plus du quart des répondants ont indiqué ressentir une forte une charge de travail. En contrepartie, les signes d'épuisement rapportés n'ont pas affecté le sentiment d'accomplissement personnel, qui demeure très élevé.

En outre, l'équité perçue en ce qui concerne l'attribution de diverses formes de reconnaissance (attribution de promotion, accès à la permanence, accès à la formation continue, etc.) est jugée comme étant une zone d'amélioration potentielle. Parmi les autres points à surveiller, il y a notamment l'engagement envers la personne supérieure, la reconnaissance de la contribution du personnel et la présence de conflits de rôle. « Il s'agit là de sphères où des actions proactives pourraient rapidement produire des effets positifs », soutient le professeur Alexandre Morin, du Département de psychologie, également coresponsable du projet d'évaluation.

Les étapes subséquentes

Cette évaluation constitue un premier niveau d'analyse et sera complétée par une recherche plus spécifique d'informations visant à cerner les causes associées aux problématiques identifiées. « Ces efforts collectifs ont pour but, comme notre plan de développement stratégique en fait foi, d'assurer un milieu de travail sain et susceptible d'offrir des occasions de développement à chacun. Cette évaluation servira d'outil de référence pour des actions concrètes visant à maximiser la qualité de vie de la communauté universitaire », rappelle le vice-recteur Jean Desclos.

Les résultats de l'étude doivent toutefois être interprétés avec prudence puisque des aspects soulevés touchent l'ensemble du personnel, tandis que d'autres sont davantage reliés à des catégories de personnel ou à certaines unités administratives. C'est pourquoi, au cours des prochains mois, les résultats spécifiques seront présentés à l'exécutif des unités concernées, de même qu'aux syndicats et aux associations professionnelles. La diffusion auprès des divers groupes sera l'occasion idéale de solliciter l'avis du personnel quant aux solutions envisageables, de sorte que les actions soient ciblées et mobilisatrices.

Pour prendre connaissance de façon plus détaillée des résultats globaux de l'évaluation, consultez le site de l'évaluation de la santé organisationnelle.